Il est toujours intéressant de constater combien les événements influent sur une vie ; et s’il peut paraître superflu de faire la notice biographique d’un jeune artiste, dans le cas de Kéo, il est essentiel d’établir ces parallèles et de voir les
conséquences du déroulement de son adolescence dans les quartiers de la banlieue parisienne.
Car sa soif de reconnaissance, son insatiable curiosité, cette urgence et ce temps qui lui semble toujours trop court, tous les deuils qui ont marqué sa vie, tous ces gens qui descendent brutalement du « train de la vie », ce « compteur de la
vie » qui lui enlève ses proches, mais qui donne aussi des naissances, lui font prendre conscience qu’il ne faut pas trop
attendre pour réaliser ce que l’on veut vraiment faire. Un vrai besoin intérieur d’évoquer la chronologie évènementielle
de la vie, de sa vie.
Ses tableaux sont comme les pages d’un carnet de voyages urbains, à la fois pudiques et mystérieux, qui lui permettent
de prendre le temps de la réflexion et de la méditation.
|